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Le pourboire par carte, pour les barbershops

Mis à jour le 27 juillet 2026

Le barbershop a la culture du pourboire la plus installée de tous les métiers de la coiffure en France — importée avec le modèle américain qui a fait revenir le métier dans les années 2010. Et il a exactement le profil qui fait fonctionner une plaque de pourboire : clientèle jeune, paiement au comptoir, relation de fidélité.

Un barbershop n'est pas un salon de coiffure

La distinction est réelle et elle change tout. Un salon de coiffure classique voit une clientèle mixte, souvent plus âgée, sur des prestations espacées de six à huit semaines, avec une culture du pourboire faible en France.

Un barbershop voit des hommes qui reviennent toutes les deux à quatre semaines, souvent le même jour, souvent chez le même barbier. Le rythme de retour est deux à trois fois plus élevé, et la relation se construit beaucoup plus vite.

Le marché suit : environ 1 600 établissements en France pour plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, et une croissance d'environ 6 % par an, portée par une demande masculine pour des prestations soignées.

Ce que ça représente

Huit à douze clients par jour et par poste, un pourboire type de 2 à 5 € sur une coupe autour de 25 à 35 €. Là où le tatoueur mise sur des montants élevés et rares, le barbier mise sur la répétition.

Un client fidèle qui revient toutes les trois semaines et laisse 3 € représente une cinquantaine d'euros sur l'année. Multiplié par un carnet de clients réguliers, ce n'est plus symbolique.

Le paiement se fait au comptoir, face à vous

C'est le point qui rend la plaque efficace ici. Le client règle debout, face au barbier qui vient de s'occuper de lui pendant trente à quarante-cinq minutes, souvent en discutant. Le moment d'échange existe déjà — il n'y a pas à le fabriquer.

C'est aussi ce qui rend le terminal de paiement inconfortable dans ce métier. Un écran qui propose 10 %, 15 %, 20 % pendant que le barbier attend en face transforme un geste volontaire en négociation. La plaque, elle, ne demande rien : le client la voit, décide, et personne ne lit sa réponse sur un écran.

Le cas des barbiers en location de poste

Beaucoup de barbershops fonctionnent avec des indépendants qui louent leur poste plutôt qu'avec des salariés. Dans ce cas chacun encaisse pour lui-même, et chacun peut avoir son propre profil et son propre compte bancaire.

Pour le gérant, ça évite d'encaisser puis de reverser des sommes qui ne lui reviennent pas. Pour le barbier, l'argent arrive directement, sans passer par la caisse du shop et sans discussion sur la répartition.

Où poser la plaque

Sur le comptoir de caisse, côté client, à hauteur de regard pendant le règlement. Si plusieurs barbiers travaillent, une plaque par poste avec le profil de chacun fonctionne mieux qu'une plaque commune : le client sait exactement qui il récompense, et c'est ce lien direct qui déclenche le geste.

L'exonération, selon votre statut

Les pourboires versés volontairement par les clients aux salariésen contact avec la clientèle sont exonérés d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales jusqu'au 31 décembre 2028, pour les rémunérations n'excédant pas 1,6 SMIC.

Si vos barbiers sont salariés, c'est un vrai argument de fidélisation qui ne vous coûte rien : l'argent vient des clients, pas de votre masse salariale. S'ils sont indépendants en location de poste, le dispositif ne s'applique pas de la même façon — à vérifier avec votre comptable plutôt qu'avec une page web.

Ce que ça coûte

Achat unique de la plaque, sans abonnement. 5 % de commission sur les pourboires encaissés, plus des frais de service fixes par transaction. Sans pourboire, rien n'est dû.

Ce modèle compte particulièrement dans un métier saisonnier, où janvier ne ressemble pas à décembre : une commission proportionnelle suit votre activité réelle au lieu de tourner à vide.

Questions fréquentes

En quoi un barbershop diffère-t-il d'un salon de coiffure ?

Le rythme de retour, surtout : deux à quatre semaines contre six à huit, avec une clientèle plus jeune et une culture du pourboire nettement plus installée. Le même geste rapporte deux à trois fois plus souvent.

Et les barbiers en location de poste ?

Ils encaissent pour eux-mêmes, avec leur propre profil et leur propre compte. Le gérant n'a rien à encaisser ni à reverser, et il n'y a pas de discussion sur la répartition.

Une plaque par poste ou une seule au comptoir ?

Une par poste, avec le profil de chacun. Le client sait exactement qui il récompense, et c'est ce lien direct qui déclenche le geste — une plaque commune le dilue.

Sources

Recevoir les pourboires par carte

Digitip est une plaque NFC à poser sur le comptoir. Le client approche son téléphone, choisit un montant, et la somme part sur le compte bancaire du bénéficiaire. Achat unique, sans abonnement.

Voir les tarifs →

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