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Le pourboire par carte, pour les guides

Mis à jour le 27 juillet 2026

Pour un guide, le pourboire n'est pas un complément : c'est souvent le revenu. Sur le modèle du free tour, la visite est annoncée gratuite et le guide est payé uniquement par ce que les participants laissent à la fin. Autant dire que l'absence de moyen de payer sans espèces n'est pas un manque à gagner — c'est un salaire en moins.

Le problème est plus aigu ici que partout ailleurs

Vos clients sont des touristes étrangers. Ils arrivent avec une carte, parfois un téléphone, et rarement des euros en liquide — surtout ceux qui viennent de pays où le sans-contact est encore plus répandu qu'en France.

À la fin d'une visite de deux heures, le moment de la remerciement est bref et collectif : quinze à trente personnes qui s'éparpillent. Sans moyen immédiat, l'intention de donner disparaît avec le groupe. Ce n'est pas de la radinerie, c'est une question de secondes.

L'économie unitaire, sans détour

C'est le métier où une seule plaque traite le plus de volume. Deux visites par jour, quinze à trente participants, un pourboire de 3 à 10 € : on parle de plusieurs centaines d'euros par jour de saison, sur un seul support.

Le contraste avec un salon est frappant : là où un coiffeur voit dix clients par jour, un guide en voit trente en deux heures, tous au même moment, tous en position de donner.

Comment ça s'utilise sur le terrain

La plaque se porte, elle ne se pose pas. Accrochée au tour de cou, fixée sur un porte-badge ou sur le panneau que vous levez déjà pour être repéré : elle doit être présentable au moment où vous concluez, sans avoir à sortir quoi que ce soit.

Le geste tient en une phrase à la fin de la visite : « si la visite vous a plu, vous pouvez approcher votre téléphone ici ». Les participants s'approchent successivement, chacun choisit son montant, personne n'attend son tour à une caisse.

Le QR code imprimé sur la même plaque couvre les téléphones sans NFC actif, ce qui compte avec une clientèle internationale aux appareils très variés.

Ce qui compte le plus : aucune application

Un touriste ne va pas installer une application française pour vous donner 5 €. Il ne va pas non plus créer un compte, ni s'inscrire à quoi que ce soit.

Le tap ouvre une page web ordinaire dans son navigateur, il choisit un montant, il paie avec la carte déjà enregistrée dans son téléphone. C'est la seule mécanique qui survit à une clientèle de passage qui ne reviendra jamais.

La saison, et pourquoi le modèle de prix compte

Votre activité est fortement saisonnière. Un abonnement mensuel fixe se paie aussi en janvier, quand vous ne guidez pas.

Ici la plaque s'achète une fois et la commission de 5 % ne s'applique qu'aux pourboires réellement encaissés. Les mois creux ne coûtent rien, et la plaque n'a pas de batterie ni d'abonnement à maintenir entre deux saisons.

Statut et fiscalité : votre cas est particulier

L'exonération d'impôt et de cotisations sur les pourboires vise les salariés en contact avec la clientèle rémunérés sous 1,6 SMIC. La plupart des guides exercent en indépendant, et beaucoup de free tours reposent sur des guides auto-entrepreneurs rattachés à un opérateur.

Quand le pourboire constitue l'essentiel de votre revenu, son traitement fiscal n'est pas un détail administratif. Faites vérifier votre situation par un comptable — c'est un des rares cas où le conseil vaut vraiment son coût.

Questions fréquentes

Comment ça marche avec un groupe de trente personnes ?

La plaque se porte plutôt qu'elle ne se pose : tour de cou, porte-badge ou panneau de repérage. À la fin de la visite, les participants s'approchent successivement, chacun choisit son montant. Personne n'attend son tour à une caisse.

Un touriste étranger doit-il installer quelque chose ?

Non, et c'est décisif : personne n'installe une application française pour donner 5 € une fois dans sa vie. Le tap ouvre une page web ordinaire, le paiement se fait avec la carte déjà enregistrée dans le téléphone.

Et hors saison ?

La plaque est un achat unique sans abonnement, et la commission ne s'applique qu'aux pourboires encaissés. Les mois sans visite ne coûtent rien.

Sources

Recevoir les pourboires par carte

Digitip est une plaque NFC à poser sur le comptoir. Le client approche son téléphone, choisit un montant, et la somme part sur le compte bancaire du bénéficiaire. Achat unique, sans abonnement.

Voir les tarifs →

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